« Il importe de faire passer le message de l’importance du don et du réemploi auprès des jeunes générations ».
« Il importe de faire passer le message de l’importance du don et du réemploi auprès des jeunes générations ».
A la veille de la COP21, il convient de se montrer original et de contribuer à la sensibilisation au climat par l’action. Joyeux Bordel, tactiques, principes et théories pour faire la révolution, dirigé par Andrew Boyd (connu pour les campagnes Billionaires for Bush) et Dave Oswald Mitchell auteur, rédacteur en chef et chercheur, paru aux éditions les Liens qui Libèrent, est un livre qui tombe absolument à pic : ludique, structuré, il revient sur des campagnes activistes aussi originales qu’efficaces, pour décortiquer les raisons de leur succès et en déduire des règles. Un régal.
Joyeux Bordel explore d’abord les tactiques. Il détaille leur raison d’être, cite plusieurs exemples et conclut chaque type d’action par les conditions de sa réussite. Par exemple, une flashmob, destinée à créer un moment partagé, doit obéir à une règle simple pour être efficace et suivie. Les Biélorusses ont ainsi organisé des sessions collectives d’applaudissements pour dénoncer l’interdiction de manifester.
Des principes se dégagent ensuite du livre, préludes à l’action créative. Parmi lesquels la faculté de déléguer, de donner de la visibilité à l’invisible, de mettre sa cible devant un choix cornélien.
Des théories sous-tendent ce type d’action, dont la justice environnementale, la lutte contre l’oppression, les mèmes (création d’un motif simple, comme « Je suis Charlie », repris ensuite largement)… Les auteurs reviennent sur l’histoire de ces théories et sur leurs principes, en dégageant des conseils pour toute action future.
Pour nous donner enfin envie d’agir, des études de cas décortiquant l’anatomie du succès d’actions comme les pique-niques en supermarchés, les villages Alternatiba (pour voir l’édition nantaise) ou encore l’occupation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.
En résumé, ce livre est un gros coup de coeur.
Entre le travail et le domicile, il existe de plus en plus de lieux intermédiaires. C’est cette logique qu’Antoine Burret, diplômé en management et en politiques culturelles dans les Balkans et co-créateur de nombreux dispositifs collaboratifs, se propose de décrypter dans son ouvrage Tiers lieux… et plus si affinités, paru aux éditions Fyp. L’argument est le suivant : il existe des lieux de vie et de production pour des personnes entrepreneuses du soi, dans un contexte de transformation profonde des modes de travail et de salariat.
Ce livre mérite des bases en économie politique et en sociologie pour être pleinement apprécié. De façon très érudite et documentée, il explore d’abord les racines philosophiques et politiques du tiers lieu, entre le panoptique de l’utilitariste Jérémy Bentham, Michel Foucault et les néo-libéraux.
(Qu’est ce qu’un panoptique ? C’est un bâtiment qui permet de voir tout l’intérieur sans être vu. Il permet entre autres de dissuader les criminels de récidiver, permet à chacun de s’identifier aux détenus et tout à la fois de surveiller les matons. Fin de parenthèse)
L’auteur revient ensuite sur la genèse des tiers lieux. Pour lui, ces espaces de sociabilité prennent racine dans l’urbanisation. En effet, la distance entre travail et domicile impose l’existence de lieux conservant la fonction de lien social. Les cafés en sont l’exemple le plus éclatant (l’attraction exercée par les espaces Starbucks sur les blogueurs et entrepreneurs n’est pas fortuite). Ces tiers lieux émergent surtout dans des contextes révolutionnaires et dans des périodes durant lesquelles des personnes très diplômées font face à un marché du travail saturé et à des postes sans rapport avec leurs qualifications. Ces tiers lieux se fondent ainsi sur l’existence de projets individuels : on n’y vient pas par hasard.
Troisième partie de l’ouvrage, les règles régissant les tiers-lieux (il y en a) : les individus s’impliquent dans la communauté, les ressources de travail, les informations et les projets sont mutualisés. La participation du nouveau venu aux activités du lieu représente un signe pour la communauté. Et il est conseillé de maîtriser le code informatique.
Antoine Burret clôture son exposé en décrivant deux fonctions-clés : celle du concierge, qui permet au nouveau venu de s’approprier l’espace de coworking, qui identifie ses attentes et met en relation les compétences des uns et des autres ; celle du « dictateur bienveillant », inspiré des communautés de hackeurs, qui possède le droit de faire des choix et d’intégrer des modifications aux projets et permet à tout un chacun d’utiliser, copier et redistribuer le logiciel produit collectivement.
Magali et Stéphanie, deux montreuilloises passionnées de récup, se sont rencontrées lors de l’organisation d’un festival sur le sujet. Magali est d’origine brésilienne, or dans son pays natal, on recycle volontiers, surtout pour les carnavals de quartier. Stéphanie se définit comme une « bricoleuse fauchée ». Elle a écrit un agenda dédié à la thématique : « vivre mieux en dépensant moins ». De là découla une prise de consience :
« Je me suis rendu compte que nous n’avions pas besoin de consommer pour être heureux. De là, tout un univers s’est ouvert à moi, qui me correspondait davantage. »
Les Machineuses organisent des ateliers. Le but est de montrer que le DIY est plus rigolo et d’inciter les enfants d’abandonner le tout électronique le temps de réapprendre à utiliser leurs mains. Magali observe que les enfants ont perdu de leur dextérité en 20 ans.
Ce n’est pas un simple atelier bricolage : les enfants sont également initiés à la science. Le thème du jour (la gravité, la pesanteur, le flottement, la mécanique des solides…) donne lieu à une expérimentation, puis à la fabrication d’un jouet que l’enfant peut rapporter à la maison.
Les matériaux utilisés par les enfants sont évidemment recyclés et récupérés : cartons d’emballage, bouchons de liège et de plastique, bâtonnets, bouteilles vides, radiographies… et peu de colle, surtout.
Le plus gratifiant ?
« Voir le sourire de l’enfant, fier d’avoir construit son jouet lui-même »
Or certains enfants sont couvés par leurs parents et sont habitués à ce qu’un adulte fasse à leur place : ils n’osent plus faire. Au fur et à mesure de l’atelier, les « je n’y arrive pas » laissent place à l’audace. Stéphanie et Magali supervisent, orientent la réflexion de l’enfant, l’aident à réagir face à un problème donné et à chercher la solution.
Les Machineuses participeront au village Alternatiba en septembre prochain :
« Les personnes ont besoin d’alternatives. Les festivals leur permettent d’expérimenter et de s’approprier les innovations plutôt que d’écouter passivement »
Le site des Machineuses : lesmachineuses.wordpress.com

La régie de quartier La maison du Canal, comme ses 140 consœurs françaises, est une association d’habitants travaillant spécifiquement sur les besoins du territoire. Elle comporte des bénévoles, 3 élus du 10e arrondissement de Paris et des bailleurs sociaux.
Sa mission numéro 1 ? Le développement du lien social. Francis Gary, directeur de la maison du Canal, valorise l’importance de la communication sur le développement durable : la régie collecte des piles, des déchets, des ampoules et des cartouches d’encre, en partenariat avec des associations spécialisées. La structure a également organisé des cleanup days sur les berges du canal, événement auxquels Anne Hidalgo a été très sensible et qui seront dupliqués à Paris. Francis Gary en déduit une nécessité : illustrer, montrer les conséquences directes de chaque action pour sensibiliser.
« N ‘oublions pas que 700 kilos de canettes représentent un vélo et que les mégots polluent 500 litres d’eau ».
Ce qui fait la singularité de la maison du Canal ? Sa librairie solidaire, au départ initiée par des habitants, animée par des bénévoles rue du Château d’Eau. Des cafés lecture, des ateliers d’écriture s’y déroulent. Tous les habitants, en adhérant à la Régie, dont beaucoup de retraités, peuvent également suivre des cours d’informatique dans une ambiance chaleureuse. Il s’agit là de lutter contre fractures sociale et numérique. Ils attirent une population diversifiée, y compris des immeubles populaires du quartier de la Grange aux Belles.
Francis Gary en vient au deuxième pilier de cet établissement de la rue Louis Blanc : la solidarité. En tant qu’entreprise d’insertion, la maison du Canal embauche des personnes éloignées de l’emploi pour accomplir des tâches de gestion urbaine et sociale de proximité, de voirie et de propreté. Pendant ce temps, ils peuvent se former et affiner leur projet professionnel. Aujourd’hui, l’effectif de la maison atteint 28 salariés (ils ont commencé à 3 fin 2009), le chiffre d’affaires, 470 000 euros.
« De quoi nous permettre d’embaucher davantage », se réjouit Francis Gary.
La maison du Canal sera très active avec la COP 21 : un bal de la récup sera organisé, avec la Mairie du 10ème et les partenaires associatifs du quartier, le 6 juin et la régie devrait participer au week-end des alternatives organisé par Alternatiba les 26 et 27 septembre 2015 place de la République.
Agée de 28 ans, Laure Devenelle travaille et vit à Paris. Cette scénographe et plasticienne s’est découvert durant ses études une passion pour la manipulation du papier et des matériaux textiles. Elle a ainsi rédigé un mémoire sur la récupération en scénographie et dans les arts plastiques. Lors d’un échange en Argentine, elle a rencontré un artiste chilien, Don Lucho, président de la culture à Santa Cruz, dont les réalisations reposent majoritairement sur des cartons de récup. Elle eut ainsi l’occasion de créer une fresque en origami. L’Amérique du Sud lui semble foisonnante d’initiatives.
» Cette région est un terreau de créativité, car ils consomment moins. Le Brésil est très prolixe en oeuvres d’art de récupération ».
Elle intervient également à l’Alliance Française de Mendoza. Dans le cadre du marathon de la création, elle a invité les participants à lui donner de vieux vêtements, et réalisé un tissage géant à partir de sa collecte. Sur un mode participatif.
« Chacun venait tisser une ligne. Cette oeuvre était créatrice de lien »,
affirme la jeune plasticienne.
Cette apôtre de la récupération de matériaux organise de nombreux événements en partenariat avec la Petite Rockette, mais également avec des associations comme Mom’ Pelleport, des entreprises et hors les murs.
« Nous organisons de nombreux ateliers avec Mômes Pelleport, pour des enfants de tous milieux. Ce qui me choque, c’est que les personnes doivent s’inquiéter du caractère payant ou non de la manifestation avant de s’inscrire à un atelier. Mômes Pelleport rend ces activités accessibles à tous, les facturant selon le revenu de la famille ».
Un récit intéressant sur le climat et l’environnement ?
Le spectacle chorégraphique Weather, de l’australienne Lucy Guérin. Il sublime la sac plastique, déchet dont nous avons le plus grand mal à nous débarrasser. Le mérite de ce spectacle est d’être accessible, y compris aux personnes non aguerries à la danse. D’autant que Lucy Guérin l’a adaptée pour le jeune public. Nous ne passons plus par la parole, mais par le geste et par le visuel. »
Comment l’art peut-il apporter cette accessibilité ?
» Lorsque j’organise des collectes, le public est impliqué, car tout le monde a des déchets à jeter. Nous leur proposons alors de les apporter à un artiste, qui en fera autre chose. Cette implication peut intervenir également lorsque nous faisons participer les personnes. Le pliage peut être une opération très simple et très rapide. Ainsi, chacun peut avoir sa part à l’oeuvre d’art finale ».
Pour en savoir plus : l’entretien avec Laure Devenelle, disponible sur Youtube.
Et son site lauredevenelle.com
Du graff, des applis, un rhinocéros blanc et ses gorilles, des chevaux éboueurs et des villes modèles.

Brice Lalonde, conseiller spécial de la COP21, Dominique Royet, directrice générale Max Havalaar France et auteur du guide du développement durable à l’usage des organisations à but non lucratif, Vincent Laurent d’Alternatiba Île-de-France intervenaient le 14 avril à BeeoTop, tiers lieu dédié à l’engagement sociétal porté par l’assureur Generali et situé Porte de Clichy.
Brice Lalonde a ouvert le débat, pointant le caractère inexorable du changement climatique. Si Kyoto concernait les pays développés, désormais, les pays en voie de développement sont également concernés. La Chine est désormais premier émetteur de CO2, même si les Etats-Unis détiennent la palme en matière d’émissions cumulées depuis 1750 et en termes d’émissions par habitant. Il remarque que l’Asie du Sud-Est et l’Afrique émettent peu, ils supportent de plein fouet le changement climatique.
Il souhaite voir la France assumer son rôle de pionnier en termes de réduction des émissions, tout en conservant sa qualité de vie. Il salue l’émergence de la consommation collaborative.
Que souhaite-t-il pour cette COP 21 ?
– Que les responsables politiques prennent des décisions de long terme pour soutenir les initiatives individuelles ;
– Que la société civile se saisisse de la question et prouve aux négociateurs qu’elle a déjà commencé le travail, l’avenir résidant dans les coalitions ;
– Que la fiscalité pèse sur la consommation de ressources naturelles.
Il conclut en incitant le public à manger des huîtres pour retirer du CO2 de la circulation.
Vincent Laurent, représentant d’Alternatiba Ile-de-France, présente ce que l’association fera en amont et pendant la COP21. Ce mouvement, né à Bayonne en octobre 2013, avait alors réuni 13 000 visiteurs dans ce petit territoire porteur de très nombreuses innovations sociales et environnementales. Alternatiba réunira un village à Paris les 26 et 27 septembre 2015 et attend 50 000 visiteurs. Le but : montrer que les solutions fonctionnent et donner à chaque passant des outils pour initier sa propre transition énergétique.
Vincent Laurent annonce enfin le départ imminent d’un tour de 180 étapes, qui partira le 5 juin de Bayonne, pour arriver à Paris le 26 septembre et enchaîner sur le village parisien.
Il présente en conclusion plusieurs initiatives, dont Cyclofficine, solution locale de réparation de vélos.
Dominique Royet, ancienne de chez WWF, directrice générale de Max Havelaar France, prend le relais. L’oratrice a rédigé un guide du développement durable à l’intention des structures à but non lucratif. Elle invite les associations à prendre leurs responsabilités sociales et environnementales en interne, au-delà des missions qu’elles défendent auprès du public. De son point de vue, le facteur clé de succès d’une stratégie développement durable pour une association est de pouvoir convaincre la présidence et le conseil d’administration du bien fondé de la démarche et des externalités positives qu’elle déclenchera.
Jean-Marc Brûlé, président de l’Atelier, conclut :
Ce qui importe le plus, c’est la capacité des organisations à se connecter pour porter de nouveaux projets innovants pour la COP21.
Beeotop n’en restera pas là : les prochaines conférences se tiendront sur :
Mai 2015 : Les impacts du secteur culturel sur le climat
Juin 2015 : Les impacts du secteur sportif sur le climat
Septembre 2015 : Les impacts du secteur éducatif sur le climat
Octobre 2015 : Les impacts du secteur sanitaire et social sur le climat
Novembre 2015 : Les impacts du secteur de la solidarité internationale sur le climat
Le jardin Santerre est insolite. Il est situé dans un environnement extrêmement minéral, celui d’une immense résidence du 12e arrondissement de Paris, 107 rue de Reuilly. Familièrement nommée « le 107 », elle abrite 9 bâtiments, 13 étages et 540 logements.
Ce jardin est l’initiative de Jean-Jacques Fasquel, ancien directeur de cinéma, ancien directeur de Bercy Village, désormais maître composteur. Autrefois, c’était une ancienne aide de jeux pour enfants. Laissée à l’abandon, elle était devenue un véritable « crottoir à chiens ».
Jean-Jacques Fasquel a mis ses talents de leader et de communicant au service de l’installation d’un compost. L’idée lui est venue en juin 2007. 3 bacs ont été installés en 2008. De 20 pionniers, le compost a attiré 60, puis 80 foyers, opérations de communication à l’appui. Des profils très divers et de tous âges participent désormais à l’opération et assument leur écot de travaux collectifs le dimanche matin, entre le transfert du compost, la construction du poulailler et de la cabane pour les enfants… Tous les hivers, une soupe populaire se déroule, tous les étés, les habitants se réunissent autour d’une fête du jardin… qui a donné lieu à un nouveau projet voici deux ans : désormais, 15 familles se réunissent mensuellement pour former une chorale.
Ce terrain s’est ensuite transformé en jardin au printemps 2010. Le jardin Santerre a été divisé en 45 parcelles individuelles, avec des coins collectifs : fruits rouges, herbes aromatiques, pommiers, pêcher, cerisier. Dans le même temps, deux ruches y ont été installées. Elles ont été d’abord gérées par un apiculteur, avant que Jean-Jacques Fasquel se forme et prenne la main sur cet équipement. Le coin est parachevé d’une parcelle pédagogique dédiée au paillage et d’un poulailler.
Pour aller plus loin :
http://jardinsanterre.blogspot.fr/
L’intervention de Jean-Jacques Fasquel, en vidéo.
Conférence organisée dans la salle des fêtes de la mairie, avec Isabelle Delannoy, fondatrice de Do Green, Aymeric Jung, cofondateur de Slow Money et Olivier Maurel, directeur Open Innovation de Danone, sous le patronage du groupe SOS.
Isabelle Delannoy est investie dans le développement durable depuis plus de 20 ans. Aymeric Jung vient de la finance et coordonne le mouvement francophone Slow Money.
Isabelle Delannoy se demande si une économie peut être rentable, écologique et plaire à ses utilisateurs. Et oui, depuis cinquante ans. Des millions d’acteurs créent une synergie.
Elle constate une différence d’organisation entre les bons et mauvais modèles et en dégage 6 principes : l’économie symbiotique est propre, parcimonieuse, relocalisée, collaborative, respectueuse de l’intelligence des écosystèmes et diversificatrice.
Aymeric Jung prend l’économie symbiotique comme une vision de la nature dans son harmonie. Comment s’inspirer des bons côtés de la nature pour insuffler davantage de coopération que de compétition, pour aller vers le vivant et l’harmonie. La charte de Slow Money s’inspire du travail du sol (par opposition au hors-sol). Quels liens entre sol et finance ? Le mouvement Slow Food est né dans les années 80. Il promeut la défense de la nourriture du terroir. Le mouvement Slow Money ralentit pour investir dans des solutions, non pas des marchés financiers hors sol.
Comment économie symbiotique et entrepreneuriat se conjugent-ils ?
Pour Isabelle Delannoy, l’économie actuelle vit un défaut de recrutement, notamment de haut niveau. Les jeunes émoulus de grandes écoles entreprennent en réseau et s’associent temporairement, le temps d’un projet. De très grosses entreprises comme Michelin et Rank Xerox ont établi une relation de confiance avec leurs clients, vendant l’usage davantage que le bien. Michelin a amélioré sa part de marché européenne de 50%. Rank Xerox a optimisé sa consommation de matériaux par 16. Ils ont relocalisé beaucoup de fournisseurs pour assurer des tâches de maintenance. La connaissance des services rendus par les écosystèmes a émergé aussi au moment de leur disparition. La permaculture obtient des performances inégalables.
Aymeric Jung considère que l’observation de la nature permet un distinguo entre efficience et efficacité. Par ailleurs elle offre une certaine autonomie. Ainsi Slow Money regarde comment une entreprise peut de développer sur sa chaîne de valeur. Par ailleurs, la nature aide à communiquer dans l’entreprise.
L’économie symbiotique appelle-t-elle une gouvernance particulière ?
Isabelle Delannoy l’a vue conquérir tous les secteurs d’activité et toutes les échelles. Elle sort les humanités des bibliothèques, car elles permettent de comprendre les logiques de collaboration.
Aymeric Jung remarque que l’entreprise n’est plus un gros mot grâce à l’économie sociale et solidaire. Il souhaite un effort pour déterminer le juste prix des choses, externalités comprises.
Isabelle Delannoy remarque que de nombreux modèles symbiotiques sont moins chers, grâce aux circuits courts et à la personnalisation.
La population semble prete. 30 à 40 % des populations des pays développés sot sensibles à l’écologie. Les hommes ne se voient plus maîtres de la nature comme un Descartes l’aurait prôné. Ils se voient comme faisant partie de l’environnement.
Isabelle Delannoy considère que les formes multinationales gagneraient à relocaliser les pouvoirs.
Aymeric Jung remarque une dérive de la finance responsable. Cependant l’impact investing (50 milliards d’investissement) prend de plus en plus de place.
Pour Isabelle Delannoy, les monnaies complémentaires retrouvent leur fonction primaire d’échange, contrairement à l’euro et au dollar qui sont thésaurisables.
L’agroécologie est une réponse émergente : il est possible de nourrir 7 milliards d’individus par ce biais. Les rendements sont égaux ou supérieurs en agro écologie, car le système est plus résilient en cas de phénomène climatique. De là, la formation des agriculteurs et la transition sont essentiels. Certains modèles éducatifs innovants existent désormais. Ainsi, l’école inversée fait appel au collaboratif.
L’économie du réemploi bénéficie aux plus précaires en donnant des accès aux biens à divers prix et en recréant un mentalité de village.
Si la population impulse, l’élu local possède un rôle de catalyseur.